Nos explorations ...... en Belgique

 

 

Le Tunnel d'Aigremont... (Les Awirs, Flémalle)


Les Cahiers de C7, n° 26, 1994
Jean-Claude London



Cela faisait un petit temps que nous nous promettions de tenter de localiser l'accès à des souterrains qui, d'après la rumeur populaire, serait en relation avec le Château d'Aigremont....

C'est sur base d"ont dit" que par une fin d'après-midi de février 94, je fit en cie de “Balou” (Philippe Melon) un tour dans le bosquet où est se trouverait le départ du souterrain. Recherches malaisées car l'endroit a servi comme dépôt de scories de la centrale électrique. Trouvaille intéressante cependant : une borne mentionnant la présence du “Puits Horion n°2 / 410m”. Ancien puits de charbonnage rebouché ? Tout près de là, nous découvrons un soupirail qui a notre grand étonnement donne sur un conduit voûté semi-noyé. Vue sur une dizaine de m jusqu'à un coude... Il n'en faut pas plus pour nous décider à revenir avec les pontos et à se renseigner sur la présence des anciennes mines.


La semaine suivante, nous sommes là. Après un gros bol de soupe offert par Mimi, Thomas et moi sommes prêts pour affronter la galerie noyée. Balou et Romano nous accompagnent. Dans l'axe de celui-ci, à une vingtaine de mètres, nous repèrons la borne du puits Horrion n° 1 qui nous avait échappé. Les chiffres gravés donne le vertige : P 498 m !

Nous pensions évoluer dans la galerie avec de l'eau jusqu'aux cuisses. En fait, il faut nager, ce que Thomas et moi faisons en volume russe sous l'oeil intéressé des autres qui ont franchi le soupirail d'entrée. Au bout d'un douzaine de m, un muret coupe net la galerie (largeur = 2,5m ;  air libre =1,5m ; prof : 2,5m). Nous prennons pieds sur deux barres placées en travers. Masque et lampe de plongée aidant, nous nous apercevons qu'ils surplombent en réalité un puits de 3 m de diamètre. Glurp ! Ca a l'air profond… A -3, l'eau étant limpide, ils distinguent nettement la suite de la galerie. Tom s'immerge en apnée jusqu'à la margelle. En pointant la lampe vers le fond, il lui semble que le faisceau bute sur le fond ? De toute manière ça continue en face, un étage plus bas. Pas besoin de plus pour nous décider de revenir avec combis, bouteilles et fil d'ariane.


V 12/03 : après une courte semaine à rassembler le matériel de plongée et à rêver au siphon mystérieux, nous nous retrouvons en soirée à Aigremont. Thomas a sorti sa toute nouvelle combi étanche et son bi. Je suis pour ma part en tenue plus légère et avec des biberons. Mosa est là pour immortaliser la galerie sur pelliule avec comme assistant nautique Claudy et Foelan supervisant le tout de très près.


Thomas accroche le fil d'ariane à la barre à l'aplomb du puits noyé et descend. Comme attendu, le fond est vite atteint (-6m). Il s'engage dans la galerie noyée qu'il ne peut parcourir que sur quelques mètres jusqu'à buter sur une trémie. Je ne peut que constater dans la touille qu'elle est bien sans issue.

C'eut été trop beau de pouvoir accéder à cet ancien puits de mine. De retour au château, Mimi nous console avec spaghetti et une bouteille de vin.



 


Dernière mise à jour 18-04-2005

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